« Elle est ce qui reste, la trace d’un vivant, le signe d’une transformation »

DÉPOUILLE est un geste patient et méditatif où le crochet devient un espace d’attention. Le fil enregistre traces, silences, passages et ruptures ; chaque maille construit une surface qui n’est ni tout à fait vêtement ni tout à fait sculpture.
Une enveloppe en transformation, fragmentée comme ce qui demeure après un retrait. Une empreinte active, une peau laissée là, une mémoire.


Les formes qui émergent sont des architectures sensibles et organiques, évoquant des carapaces fragiles, des membranes vibrantes, des fragments en mutation : une dépouille qui révèle une topographie intime faite de creux, de tensions et d’élans.



Il est question de respect pour ce qui a été et pour ce qui se transforme, dans une dimension presque rituelle du faire.
Une temporalité lente où la matière garde l’empreinte, une manière d’habiter, de porter ou de déposer la vibration de ce qui compose une seconde peau.


